La Côte d’Ivoire a obtenu ce qu’elle venait chercher. En marge du Forum des affaires et des investissements organisé aux États-Unis par le Corporate Council on Africa, Kaba Nialé a annoncé qu’Abidjan accueillera le US-Africa Business Summit en 2027. La ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, n’a pas laissé planer le doute : le pays est désigné.
Pour Abidjan, ce n’est pas juste un sommet de plus. C’est un signal. Washington place la Côte d’Ivoire au centre de son agenda africain. Le gouvernement ivoirien parle d’une marque de confiance. Il y a du vrai là-dedans, mais aussi un calcul : le pays veut transformer les intentions en contrats.
Les Américains, eux, ne débarquent pas les mains vides. Cybastion travaille déjà sur la transformation numérique. Starlink avance sur la connectivité. Zipline, lui, livre des produits de santé par drone. Des noms cités par Kaba Nialé elle-même. Ce ne sont pas des promesses de salon. Ce sont des opérations en cours.
Reste la partie difficile. Un sommet, ça se prépare. Les ivoiriens le savent. Kaba Nialé a invité les patrons présents à parler directement à leurs homologues ivoiriens. Pas de intermédiaires inutiles. Des partenariats qui répondent à des besoins réels, pas à des communiqués.
Derrière l’annonce, il y a aussi une géopolitique discrète. La Côte d’Ivoire cultive ses liens avec Washington depuis des années. Cette désignation récompense cette constance. Franck Garcia, sous-secrétaire d’État aux Affaires africaines, et Florizelle Liser, patronne du CCA, ont été remerciés publiquement. Manière de dire : on sait qui a poussé.
Abidjan confirme donc son rôle de hub en Afrique de l’Ouest. Mais un hub, ça se mérite. 2027, c’est dans deux ans. Le temps de passer des annonces aux actes. Les investisseurs américains regardent. Les Africains aussi.


