L’Éthiopie et Djibouti renforcent leur coopération énergétique avec un projet d’oléoduc évalué à 660 millions de dollars. L’infrastructure doit transporter des produits pétroliers raffinés entre les deux pays et s’accompagner de nouvelles capacités de stockage. Le projet sera réalisé dans le cadre d’une coentreprise associant les deux États au groupe nigérian Dangote.
Le lancement des travaux a eu lieu jeudi 24 septembre à Djibouti, en présence du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, du président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh et du milliardaire nigérian Aliko Dangote. L’annonce a été faite par Ethiopian Investment Holdings.
L’oléoduc reliera Damerjog, à Djibouti, à Dewele, en Éthiopie. Il doit faciliter l’acheminement des produits pétroliers raffinés et réduire les contraintes logistiques sur cet axe commercial stratégique entre les deux pays.
Pour Addis-Abeba, l’enjeu est aussi financier. La nouvelle infrastructure doit contribuer à réduire les coûts et les délais de transport, tout en renforçant la sécurité des approvisionnements énergétiques. « Cette infrastructure majeure permettra de réduire les coûts et les délais logistiques, de renforcer la sécurité énergétique et d’améliorer l’efficacité ainsi que la résilience du corridor Éthiopie-Djibouti », a déclaré Abiy Ahmed sur X.
Le projet intervient alors que le groupe Dangote poursuit son expansion dans le secteur énergétique régional. Le conglomérat nigérian prévoit notamment de lancer au Kenya la construction d’une raffinerie d’une capacité annoncée de 700 000 barils par jour à Lamu. Le démarrage des travaux est attendu la semaine prochaine, selon les informations fournies.
En Éthiopie, Dangote est déjà engagé dans un autre investissement de grande ampleur. Le groupe doit construire à Gode une usine d’engrais évaluée à 4 milliards de dollars.
Avec l’oléoduc entre Damerjog et Dewele, le partenariat ajoute donc une nouvelle infrastructure à un ensemble d’investissements qui renforcent les liens économiques entre l’Éthiopie, Djibouti et le groupe Dangote. Pour les deux pays, le projet doit surtout améliorer la fluidité des approvisionnements et la performance du corridor logistique.


