vendredi 25 septembre 2026

Rwanda-Chine : 47 millions de dollars pour renforcer le partenariat agricole et hydraulique

Lire plus

Le Rwanda et la Chine renforcent leur coopération agricole avec le lancement du projet d’irrigation de Giseke, dans le district de Gisagara, au sud du pays. D’un montant de 47 millions de dollars, l’investissement doit réduire la dépendance aux pluies, améliorer la productivité agricole et soutenir les revenus des exploitants.

La cérémonie de pose de la première pierre s’est tenue mercredi en présence de représentants du gouvernement rwandais, de l’ambassade de Chine, de partenaires au développement, des autorités locales et du secteur agricole.

Financé par la Banque d’import-export de Chine et réalisé par la China Geo-Engineering Corporation, le projet prévoit la construction d’un barrage d’une capacité de stockage d’environ 6,5 millions de mètres cubes. Il comprend également un système d’irrigation sous pression couvrant plus de 2 600 hectares, ainsi que près de 48,8 kilomètres de canaux revêtus.

Pour Kigali, l’enjeu est directement lié à la transformation du modèle agricole. Les précipitations devenant plus irrégulières, l’irrigation doit permettre aux agriculteurs de mieux planifier leurs campagnes et de produire davantage pour les marchés.

« La disponibilité d’une eau d’irrigation fiable créera un environnement favorable à une production agricole plus prévisible et orientée vers le commerce », a déclaré le ministre rwandais de l’Agriculture et des Ressources animales, Telesphore Ndabamenye. Selon lui, le projet doit aussi contribuer à accroître les revenus, créer des emplois et renforcer les chaînes de valeur agricoles.

L’ambassadeur de Chine au Rwanda, Gao Wenqi, a présenté Giseke comme un projet concret de la coopération sino-rwandaise et de la coopération Sud-Sud. Il intervient alors que plusieurs pays africains cherchent à adapter leur agriculture aux effets du changement climatique et aux risques liés à l’insécurité alimentaire.

Le projet ne se limite pas aux infrastructures hydrauliques. Il prévoit aussi l’amélioration des routes rurales, la formation technique et le partage de connaissances. Ces composantes doivent faciliter l’accès aux intrants et l’acheminement des productions vers les marchés.

À terme, Giseke doit permettre à davantage d’exploitants de passer progressivement d’une agriculture dépendante des pluies à un modèle irrigué, plus régulier et davantage orienté vers les cultures à valeur ajoutée. Pour Kigali et Pékin, le projet constitue ainsi un investissement dans l’eau, l’agriculture et les infrastructures rurales.

Plus d'articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

- Publicité -spot_img

Dernières nouvelles