La Zambie et les États-Unis ont signé ce jeudi 8 octobre 2026 un protocole d’accord de coopération sanitaire sur cinq ans, représentant 2,49 milliards de dollars, soit environ 2,2 milliards d’euros. L’accord doit soutenir le système de santé zambien sur la période 2026-2030.
Selon le département d’État américain, les États-Unis prévoient d’apporter 1,52 milliard de dollars, tandis que la Zambie s’engage à mobiliser 975 millions de dollars de nouveaux financements pour son système de santé. Cette répartition marque une évolution vers un modèle de financement davantage partagé entre les deux partenaires.
La signature intervient après plusieurs mois de négociations. Les discussions avaient notamment porté sur la protection des données sanitaires et le traitement des échantillons biologiques. Lusaka avait exprimé des réserves sur certaines dispositions prévues dans les versions précédentes du texte.
Le gouvernement zambien a obtenu la suppression des dispositions relatives au partage d’échantillons biologiques. Le nouvel accord ne prévoit pas non plus le partage de données individuelles concernant les patients, selon les autorités zambiennes. Les informations échangées doivent rester limitées aux besoins de suivi et d’évaluation des programmes financés.
Pour Lusaka, l’enjeu est désormais de transformer cette enveloppe en moyens supplémentaires pour son système de santé. L’accord doit couvrir les programmes sanitaires dans les dix provinces et les 116 districts du pays.
Les États-Unis sont depuis plusieurs années un partenaire majeur de la Zambie dans le domaine sanitaire, notamment dans la lutte contre le VIH/sida et le paludisme ainsi que dans plusieurs programmes de santé publique.
La signature de cet accord intervient aussi dans un contexte plus large de redéfinition de la coopération entre Washington et Lusaka. Les deux pays ont choisi de dissocier le partenariat sanitaire des discussions portant sur les minerais critiques, selon les autorités zambiennes.
Avec 2,49 milliards de dollars sur cinq ans, le nouvel accord place le financement et la responsabilité nationale du système de santé au centre de la coopération entre les deux pays.


