lundi 20 avril 2026

À Addis-Abeba, l’ONU et l’UA resserrent les rangs face aux défis structurels africains

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En marge du 39e sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Antonio Guterres, a réaffirmé la solidité du partenariat ONU-UA pour répondre aux défis multidimensionnels du continent. Son message, à la fois lucide et mobilisateur, s’inscrit dans un contexte international marqué par la polarisation et l’instabilité.

M. Guterres a salué la résilience des États africains face à des crises complexes – du Soudan à la République démocratique du Congo, du Sahel à la Corne de l’Afrique – tout en appelant à un soutien international plus cohérent. Les initiatives africaines en matière d’intégration régionale, d’infrastructures et d’énergies propres progressent, a-t-il souligné, mais restent confrontées à des contraintes financières majeures.

Au cœur de son intervention, trois priorités structurantes : paix et sécurité, justice financière et action climatique. Sur le plan sécuritaire, le chef de l’ONU a insisté sur la nécessité d’un appui renforcé aux mécanismes africains de prévention et de gestion des conflits, souvent sous-financés. La stabilité demeure un prérequis essentiel à la consolidation des investissements et à la fluidité des échanges régionaux.

Sur le plan financier, le constat est plus systémique. Malgré la présence de certaines des économies les plus dynamiques au monde, l’Afrique fait face à des coûts d’emprunt élevés et à un accès limité aux financements de long terme. Le secrétaire général a plaidé pour une réforme des institutions financières internationales afin d’assurer une représentation plus équitable des pays en développement. Pour les investisseurs, une telle évolution renforcerait la soutenabilité des projets structurants et la prévisibilité macroéconomique.

Enfin, sur le climat, M. Guterres a dénoncé une « injustice climatique » : faible émetteur, le continent subit pourtant de plein fouet sécheresses, inondations et vagues de chaleur. Avec un soutien adapté, l’Afrique pourrait devenir un pôle majeur des énergies renouvelables, offrant des opportunités significatives dans le solaire, l’éolien et les infrastructures vertes.

À Addis-Abeba, le message est clair : le renforcement du partenariat ONU-UA constitue un levier stratégique pour transformer les vulnérabilités en opportunités durables. Pour la communauté internationale comme pour les investisseurs, l’avenir africain dépendra de la capacité collective à aligner stabilité, financement équitable et transition énergétique.

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