Le partenariat entre le Niger et la Banque mondiale franchit une nouvelle étape avec la réaffirmation de l’engagement de l’institution à accompagner la relance du projet hydroélectrique de Kandadji. Au-delà d’un simple investissement dans les infrastructures, cette initiative illustre la volonté commune de faire de l’énergie, de la gestion durable de l’eau et de l’agriculture des moteurs de transformation économique et de résilience pour le pays.
Cette annonce a été faite à l’issue d’une rencontre entre le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, et une délégation de la Banque mondiale conduite par Chakib Jenane. Les échanges ont permis de faire le point sur les principaux défis techniques, financiers et opérationnels qui entourent ce projet structurant, tout en identifiant les leviers nécessaires pour accélérer sa mise en œuvre.
En amont de cette rencontre, la délégation de la Banque mondiale s’était entretenue avec le ministre des Transports et de l’Aviation civile, Abdourahamane Amadou, ainsi qu’avec le ministre de l’Économie et des Finances, Mamane Laouali Abdou Rafa, témoignant d’une approche coordonnée associant les principaux acteurs institutionnels impliqués dans le projet.
À l’issue des discussions, Chakib Jenane a réaffirmé la détermination de la Banque mondiale, partenaire financier historique du projet, à soutenir les autorités nigériennes dans la concrétisation de cette infrastructure stratégique. Selon lui, le barrage de Kandadji représente un levier majeur pour renforcer la sécurité alimentaire, améliorer la gestion intégrée des ressources en eau, accroître la production d’électricité et stimuler le développement agricole et industriel du Niger.
Situé sur le fleuve Niger, dans la région de Tillabéri, le projet de Kandadji est considéré comme l’un des plus importants programmes d’infrastructures du pays. Il prévoit la construction d’un barrage et de ses ouvrages annexes, l’aménagement de 45 000 hectares de périmètres irrigués ainsi que l’installation d’une centrale hydroélectrique d’une capacité de 130 mégawatts, destinée à renforcer durablement l’offre énergétique nationale.
Au-delà de sa dimension énergétique, ce projet répond à plusieurs priorités de développement : adaptation aux effets du changement climatique, sécurisation de l’accès à l’eau, modernisation de l’agriculture, protection de l’environnement et amélioration des conditions de vie des populations. Son caractère multisectoriel en fait un instrument majeur de développement territorial et d’intégration économique.
Dans un contexte où les pays africains cherchent à accélérer leur transition énergétique tout en renforçant leur résilience face aux défis climatiques, le partenariat entre le Niger et la Banque mondiale illustre l’importance d’une coopération internationale fondée sur des investissements structurants et une vision de long terme. Pour les partenaires techniques et financiers, Kandadji apparaît désormais comme un projet emblématique susceptible de contribuer à la sécurité énergétique, à la croissance inclusive et à la stabilité économique du Sahel.


