La Gambie a lancé la première phase d’enregistrement et de délivrance de sa nouvelle carte nationale d’identité biométrique destinée aux citoyens âgés de 18 ans et plus. L’opération, annoncée le 24 août 2026 par le porte-parole du gouvernement, marque une nouvelle étape dans la mise en place d’un système national unifié d’identité.
L’enrôlement a débuté le 4 août dans plusieurs centres du Grand Banjul. Le dispositif doit ensuite être progressivement étendu aux autres régions du pays, avec une couverture nationale prévue d’ici fin septembre.
Le programme s’inscrit dans la mise en place du GAM ID, le système national unifié d’identité gambien. Le projet est construit et financé par l’entreprise technologique ghanéenne Margins ID Group, dans le cadre d’un partenariat public-privé.
Le président Adama Barrow a été le premier citoyen gambien à recevoir la nouvelle carte, après avoir effectué un enrôlement et une authentification biométriques en direct. Le chef de l’État a présenté cette réforme comme une étape majeure dans la modernisation du système national d’identification, après plusieurs décennies marquées par la coexistence de différents dispositifs.
Un système aligné sur les standards de la CEDEAO
La nouvelle carte gambienne s’inscrit également dans le cadre régional. Elle est conçue selon les standards de la Carte d’identité biométrique de la CEDEAO (ENBIC), adoptée par les chefs d’État de la Communauté en décembre 2014.
Ce dispositif régional vise notamment à faciliter la libre circulation des personnes et les échanges commerciaux entre les États membres. Le Sénégal a été le premier pays de la CEDEAO à délivrer cette carte, en octobre 2016, avant son adoption progressive par la Guinée-Bissau, le Ghana, le Bénin, la Gambie et la Sierra Leone.
Pour Banjul, la généralisation du GAM ID doit permettre de disposer d’un système d’identification plus harmonisé et adapté aux besoins de l’administration et des citoyens. Elle pourrait aussi faciliter l’accès aux services publics et renforcer la fiabilité des données d’identité.
Le gouvernement gambien appelle désormais les citoyens éligibles à participer à l’opération d’enregistrement, dont l’extension à l’ensemble du territoire doit intervenir progressivement dans les prochaines semaines.


