Le Maroc et le Programme des Nations Unies pour le Développement ont franchi une nouvelle étape dans la promotion d’une économie bleue durable avec la signature, à Rabat, des documents du projet GMC2 consacré à l’intégration des chaînes de valeur de la pêche marine durable. Cette initiative internationale, soutenue par le Fonds pour l’Environnement Mondial et mise en œuvre par le PNUD, ambitionne de renforcer la durabilité des pêcheries et d’améliorer la gouvernance des ressources halieutiques.
Paraphé par la secrétaire d’État chargée de la pêche maritime, Zakia Driouich, et la représentante résidente du PNUD au Maroc, Ilaria Carnevali, le projet marque le lancement officiel de sa mise en œuvre au Royaume.
Déployé dans six pays – Maroc, Mauritanie, Sénégal, Équateur, Guatemala et Panama – le programme vise à intégrer des standards environnementaux et sociaux plus exigeants dans les chaînes d’approvisionnement des produits de la mer. Dans la zone stratégique du courant des Canaries, il devrait également renforcer la coopération régionale pour la gestion durable des stocks halieutiques partagés.
Au Maroc, l’accent sera mis sur les pêcheries de petits pélagiques, notamment la sardine et l’anchois, piliers de l’économie halieutique nationale et vecteurs majeurs d’exportations. Le projet prévoit d’améliorer la transparence scientifique, de promouvoir des pratiques de pêche responsables et de mobiliser les acteurs économiques afin de stimuler la demande pour des produits issus de filières durables.
D’une durée de cinq ans, cette initiative illustre l’engagement du Royaume à concilier protection des écosystèmes marins, développement économique et amélioration des conditions de vie des communautés de pêche, tout en renforçant sa position dans la gouvernance internationale de l’économie bleue.


