L’Éthiopie franchit une nouvelle étape dans son développement économique. Au cours de l’exercice fiscal 2025/2026, le pays a généré un record historique de 3 milliards de dollars grâce à ses exportations de café, confirmant la place stratégique de cette filière dans les échanges commerciaux internationaux et le développement du continent.
Cette performance a été annoncée par Adugna Debela, qui l’attribue à la montée en gamme du café éthiopien, notamment les cafés de spécialité et de haute qualité, mieux valorisés sur les marchés mondiaux. La tonne de café éthiopien s’est vendue en moyenne 7 500 dollars, contre 6 000 dollars un an plus tôt, malgré un contexte marqué par les perturbations logistiques liées aux tensions au Moyen-Orient.
Selon le responsable, les réformes engagées par le gouvernement ont également joué un rôle déterminant. Le renforcement de la lutte contre la contrebande, la réduction des pertes dans la chaîne de commercialisation et la diversification des marchés d’exportation ont permis d’accroître les recettes et de renforcer la compétitivité de la filière.
L’Arabie saoudite, l’Allemagne et la Chine se sont imposées comme les trois premières destinations du café éthiopien au cours de l’année, illustrant le renforcement des relations commerciales entre l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Europe et l’Asie.
Au-delà de ses résultats financiers, cette performance confirme le rôle du café comme levier de création de devises, de soutien aux revenus de millions de producteurs et de développement des territoires ruraux. Elle met également en lumière le potentiel des chaînes de valeur agricoles africaines lorsqu’elles s’appuient sur la qualité, l’innovation et une meilleure intégration aux marchés mondiaux.
Pour les décideurs, les investisseurs et les partenaires de la coopération internationale, ce record constitue un signal fort sur les opportunités offertes par l’agro-industrie africaine. Il illustre l’impact de politiques publiques favorisant la compétitivité, la transformation des produits agricoles et l’ouverture commerciale, dans un contexte où le commerce demeure un moteur essentiel de croissance durable et de développement économique.


