La Banque populaire de Chine a autorisé la Standard Bank et l’Industrial and Commercial Bank of China à assurer conjointement les fonctions de banque de compensation en renminbi (RMB) pour le continent africain, une initiative appelée à renforcer les échanges commerciaux et l’intégration financière sino-africaine.
Selon un article publié par le quotidien Tunisie Tribune, ce nouveau dispositif offrira, pour la première fois, aux entreprises et aux institutions financières de 19 pays africains un accès direct au système financier chinois et à ses mécanismes de liquidité, facilitant ainsi les transactions commerciales avec la Chine.
La mise en place de cette banque de compensation permettra d’effectuer des règlements transfrontaliers directement en RMB, réduisant les coûts liés à la double conversion monétaire, accélérant les paiements internationaux et limitant l’exposition aux fluctuations du dollar américain. Pour plusieurs économies africaines confrontées à des tensions sur les devises étrangères, ce mécanisme constitue un levier de sécurisation des échanges et de diversification des moyens de paiement.
Cette avancée intervient dans un contexte de forte progression des relations commerciales entre la Chine et l’Afrique. En 2025, les échanges bilatéraux ont progressé de près de 18 %, tandis que, depuis le 1er mai 2026, Pékin applique une politique de zéro droit de douane aux produits provenant de 53 partenaires diplomatiques africains, renforçant davantage les perspectives du commerce sino-africain.
Le corridor financier repose sur le Cross-Border Interbank Payment System (CIPS), le système chinois de paiement interbancaire transfrontalier, intégré par Standard Bank en novembre 2025. Cette infrastructure vise à fluidifier les transactions internationales tout en consolidant la résilience des systèmes financiers des économies émergentes.
Pour les décideurs politiques, les acteurs du commerce, les investisseurs et les partenaires du développement, cette initiative illustre l’approfondissement de la coopération économique entre la Chine et l’Afrique. Elle ouvre de nouvelles perspectives pour le financement du commerce, l’intégration des marchés et le renforcement d’un partenariat stratégique appelé à jouer un rôle croissant dans l’architecture financière internationale.


